Un vent nouveau souffle sur l’ASGQ

4 May 2026

«J’arrive au bon moment», mentionne  Jean-François Marinier, interpellé quelque temps après avoir pris la présidence de l’Association des Surintendants de Golf du Québec (ASGQ).

En mars dernier, l’ASGQ voyait son conseil d’administration légèrement modifié. En effet, comme c’est le cas à tous les deux ans, un nouveau président prend les rênes de l’association et c’est maintenant M. Marinier, surintendant au club Ki-8-Eb, à Trois-Rivières, qui occupe le poste.

Selon lui, son mandat débute dans des conditions idéales, ceux qui l’ont précédé ayant déjà établi de bonnes bases pour remettre l’association sur les rails.

«Déjà à l’époque où Jean-René Lessard (2022 et 2023) était président, affirme Jean-François Marinier, il y a eu une bonne remise en question, de très bonnes discussions pour rendre l’association plus efficace. Puis Trevor Anderson a pris le relais en 2024 et 2025 et a su parfaitement mener les changements majeurs qui s’imposaient.

«Alors moi, continue-t-il, j’arrive vraiment à un bon moment. Je n’ai pas devant moi une page blanche. Le gros du travail a été fait et bien fait, il ne me reste qu’à aller de l’avant, à exploiter les nouvelles ressources mises en place et à mener à bien les dossiers.»

Quand il est question d’années passées guère faciles pour l’ASGQ, M. Marinier fait référence à la perte de confiance que connaissait alors l’association, à une gérance des finances quelque peu déficiente et à un problème de relève. Il estime maintenant que tout cela est derrière, l’embauche de Guylaine Richard à l’administration et les programmes de formation et de spécialisation créés par l’ASGQ font en sorte que l’association est sur une lancée.

Le président sortant Trevor Anderson est aussi de cet avis.

«En mettant fin à notre entente avec la compagnie de gestion et en confiant la gestion financière à l’association canadienne des surintendants, dit-il, notre situation s’est grandement améliorée. De plus, avec l’embauche de Guylaine (Richard), nos services aux membres sont plus personnalisés, donc plus appréciés.

«Il y a encore des efforts à faire, ajoute M. Anderson. Je dirais que nous n’avons pas nécessairement tout réglé, par exemple au niveau de la communication, mais nous avons stabilisé nos opérations. J’estime qu’en deux ans, nous en avons fait beaucoup, l’association n’est plus statique mais dynamique. Ça promet!

«D’ailleurs, poursuit-il, lors de notre dernière rencontre annuelle à Drummondville, en mars dernier, j’étais étonné et enchanté de voir de nombreux jeunes visages dans les ateliers. On pouvait facilement voir leur grand intérêt, c’était impressionnant. Cela me fait dire que je suis très confiant pour l’avenir de l’ASGQ.»

Des nouveaux visages, il s’en trouve aussi au sein du conseil, au plus grand plaisir du nouveau président Jean-François Marinier.

«Dans le conseil, souligne-t-il, on accueille une nouvelle génération très motivée. C’est un dynamisme nouveau, les idées innovatrices ne manquent pas. Et on retrouve dans l’équipe des membres bien au fait des besoins de l’association. Je pense à Trevor (Anderson) qui, en tant que président sortant, nous coache bien, il sait nous guider. Nous sommes chanceux de pouvoir compter sur lui.

«C’est très motivant, ajoute M. Marinier, d’aborder un mandat de président avec une telle équipe.»

L’enthousiasme est donc très perceptible, un vent nouveau souffle sur l’organisation. Car les orientations prises il y a quelques années portent fruit. L’image de l’ASGQ regagne en confiance et en popularité et, selon le nouveau président, ce n’est pas fini.

«Le fait d’avoir pu compter sur trois stagiaires universitaires en marketing, rappelle Jean-François Marinier, s’avère quelque chose de très bien. Nous avons maintenant un plan de communication, un plan pour une meilleure visibilité qui nous aidera dans la promotion de la profession. Et cela, il faut le dire, on le doit à Guylaine Richard. Elle a mené rondement ce dossier, nous sommes vraiment ravis par tant d’efforts à ce niveau.»

Le nouveau plan de marketing issu du travail des trois stagiaires comporte entre autres la création d’un nouveau logo pour l’ASGQ, un logo aux connotations vintage qu’apprécie beaucoup Jean-François Marinier.

«Ce logo est moins solennel, estime-t-il, plus près des traditions. C’est à la fois simple et très révélateur du travail des surintendants. Le présent et le passé s’y côtoient parfaitement.»

 

Par Martial Lapointe, journaliste