Une meilleure visibilité pour l’ASGQ et un nouveau logo

26 March 2026

Une relève pas toujours au rendez-vous et une visibilité plutôt faible : voilà ce qui a motivé l’Association des Surintendants de Golf du Québec à lancer une campagne pour revoir et améliorer son image et, par la même occasion, répondre aux attentes de ses membres. Le rôle de surintendant de golf, pourtant essentiel à la qualité des terrains, demeure encore peu connu du grand public et des étudiants.

Et il aura fallu une séance de soins en acupuncture pour que naisse le projet !
« Pour mes soins en acupuncture, raconte Guylaine Richard, je suis suivie par des étudiants et étudiantes de l’école d’acupuncture. Cela fait partie de leur formation et, pour moi, ça réduit mes frais. Au sortir d’une séance, je me suis dit que si c’est possible en acupuncture, pourquoi cela ne serait pas possible en marketing. »

« J’ai approché le Williams School of Business de l’Université Bishop, relate Guylaine Richard, et durant la session d’automne, 9 équipes de 5 à 6 personnes ont travaillé sur le projet de l’ASGQ dans le cadre d’un cours en marketing. Mark et moi avons fait un exposé à toute la classe au début septembre et très peu d’élèves savaient ce qu’était un surintendant de golf! »

« Encadrées par le professeur, poursuit Mme Richard, les équipes ont travaillé des stratégies marketing jusqu’en novembre. Le top 3 de ces 9 équipes nous a présenté leurs projets en direct à la fin novembre et nous avons choisi une équipe gagnante, soit celle qui proposait le nouveau logo. »

« Pour faire suite à cette expérience, nous avons accueilli 3 stagiaires pour mettre en œuvre les stratégies que leur équipe proposait. Ce stage fait également partie de leur cursus scolaire et est supervisé par le professeur. »

Éléna Gibson, Morgane Péloquin-Vuille et Océana Ouellette sont donc les trois stagiaires retenues par l’ASGQ pour mener à bien ce mandat. Elles font ce stage à la suite d’une rencontre avec Guylaine Richard, du bureau de l’ASGQ, qui leur a exposé plus concrètement les besoins de l’association.

Le futur

«Guylaine nous a très bien exposé les difficultés que l’association rencontrait, explique Morgane. On a tout de suite vu qu’il y avait un besoin et que l’association était prête à recevoir nos commentaires. Il y avait une nette ouverture qui nous a fait embarquer dans le projet de ce stage.»

Le travail de ces trois étudiantes est de créer un programme de marketing (en voie de se terminer bientôt, d’ailleurs) pour mieux présenter aux membres de l’association les services qui leur sont offerts et, bien sûr, assurer une meilleure visibilité concernant le travail du surintendant.

«L’association a connu des problèmes de non renouvellement du membership et de recrutement de la relève, mentionne Éléna Gibson. Notre but avec ce programme est de mettre en valeur les membres, de relancer les renouvellements des membres et de faire des démarches pour attirer la relève.»

«Le slogan de cette opération se résume à Bâtir le futur un pas à la fois», souligne Océana, celle qui a aussi proposé le nouveau logo.

D’ailleurs, sur ce point, ce nouveau logo va dans le sens souhaité par le conseil d’administration de l’ASGQ avec une image moins austère et solennelle, quelque chose de traditionnel, un peu vintage mariant le passé et le présent.

Dans le plan marketing, il y aura bien sûr une part importante d’interventions sur les réseaux sociaux, un secteur peu utilisé jusqu’ici par l’ASGQ. Les domaines Facebook, Instagram et autres seront adaptés pour une meilleure diffusion du travail des surintendants. Évidemment, le but n’est pas juste de créer une communauté de surintendants sur les réseaux, mais d’attirer les jeunes plus adeptes de la navigation sur le web.

« Ce sont trois jeunes qui préparent un plan pour attirer les jeunes », rappelle Guylaine Richard.

Il y aura aussi la confection de dépliants et brochures, de même que des interventions dans les milieux scolaires (écoles secondaires, écoles d’horticulture, cégeps…).

Pour le trio d’étudiantes, ce stage demeure une très belle expérience alors qu’elles terminent dans quelques semaines leurs études et qu’elles foncent, ainsi, vers le marché du travail.

«Cela nous a sorties de notre zone de confort, de dire Morgane Péloquin-Vuille. L’ASGQ représente un client différent, ce n’est pas une grosse compagnie voulant mettre de l’avant un nouveau produit, par exemple. C’est un défi nouveau, pour nous, et cela nous a beaucoup motivées.»

«Les idées ne manquaient pas pour répondre aux attentes de l’association, affirme Océana Ouellette, mais il fallait rendre cela accessible à Guylaine (Richard). Il fallait proposer des mesures qui sont applicables sans trop de contraintes, sinon cela aurait été inutile.»

«On a tout de suite vu, dès les premiers échanges, raconte Éléna Gibson, la sincérité de la démarche des surintendants. On sait que notre travail ne se terminera pas par un dossier qu’on dépose et qu’on oublie sur une tablette.»

Par Martial Lapointe
Journaliste